Quel est le métier d'un UX designer ?

Si on prend la définition de l’UX design,  c’est une personne qui va chercher à comprendre les besoins et les interactions de l’utilisateur face à une interface digitale. En d’autres termes, l’UX designer va chercher à comprendre comment la personne, devant son écran, va utiliser le produit digital pour aboutir au clic, à l’achat d’un produit, ou au visionnage d’une vidéo, etc. A fortiori, l’UX designer va chercher à comprendre pourquoi l’utilisateur n’a pas cliquer. Comme dans tous les processus de réflexions et d’analyse, l’UX design intègre en son sein une panoplie d’outils permettant d’être clairvoyant sur toutes les interactions de l’utilisateur avec l’interface. 

Définir une persona

La persona est l’utilisateur cible que nous allons essayer d’attendre dans le cadre du développement d’un nouveau produit, service ou d’une interface digitale. On va réaliser la carte d’identité fictive de ce persona en lui donnant un nom, un prénom, une photo correspondante, un âge, un métier, une situation professionnelle, intellectuelle et culturelle. On va aussi chercher à connaître son niveau d’expertise dans l’utilisation des technologies et du digital.

A partir de ces informations, on va mettre en relation ce background par rapport à une problématique donnée dans un cadre donné. Ainsi, dès ce stade là, on va commencer à voir comment l’utilisateur pourrait réagir face à une interface ou un produit qui vient résoudre son problème. En conséquence, grâce à cette interprétation du background du persona, on va pouvoir commencer à sortir un premier parcours utilisateur qui vient résoudre ce problème en prenant en compte le background du persona.

Travailler le task flow

Une fois que l’on sait a qui on va s’adresser et à la manière dont on doit le faire, on va commencer à réfléchir au parcours utilisateur. Dans un premier temps, on travaillera le « task flow ».  C’est l’enchaînement linéaire des actions que va réaliser l’utilisateur dans l’application. On sera ici dans quelques chose de simple, très concret et terre à terre. Pour donner un exemple, si on a une application de recherche, on dira que l’utilisateur ouvre l’application, puis il se connecte par Google, Facebook ou par mail. Ensuite, il fait une recherche, et clique sur le premier lien pour ouvrir une page, regarde le contenu, et enfin partage le contenu vers facebook, twitter, whatsapp ou par mail.

Déjà, dès cette première réfléxion, on peut voir un nombre important d’informations. Ce « task flow » nous donne des indications essentielles sur le nombre d’écran à designer, les messages intermédiaires de validation ou d’erreur, le volume de contenu à créer, et l’enchaînement entre ces différents écrans. Si on se concentre sur l’utilisateur, on remarque déjà que ce dernier doit être muni d’un smartphone avec une connexion internet (ce qui sous entend qu’il doit être dans un lieux ayant accés à internet), et un compte Google, Facebook ou Mail pour se connecter. Donc sans même avoir designer un seul écran, on remarque déjà des freins à l’utilisation de l’application.

Ainsi, dans ce cadre là, le travail de l’UX designer, est d’optimisé le « task flow » afin de réduire les frictions que l’utilisateur pourrait avoir pour utiliser l’application, le produit ou le service.

Et enchaîner avec le user flow

On peut schématiser le « user flow » comme un arbre décisionnel. Le processus est beaucoup plus exhaustif que le « task flow » dans la mesure où on va schématiser toutes les décisions possibles que l’utilisateur pourra prendre une fois qu’il est devant l’écran mais aussi l’enchaînement de tous les écrans. Cela signifie qu’il faudra penser aux messages d’erreurs ou de validations, ainsi qu’aux notifications, etc.

Si on reprend l’exemple précédent, est ce que l’utilisateur choisi de se connecter par Google ou par Facebook. En fonction de son choix, le choix des écrans sera différent et donc le design en découlera. Ainsi, est-ce-que l’expérience n’en serait pas améliorer si on demander à l’utilisateur de se connecter plus tard, par exemple au moment de partager la page plutôt que de lui demander dès son arrivée sur l’application.

Faire du wireflow avec l’itération

On va commencer le design de chaque écran que l’on a défini dans le « user flow ». Pour l’instant, nous n’y intégrerons pas la charte graphique mais simplement les éléments qui déterminerons la structure des écrans, à savoir : titre, sous-titre, texte, lien, bouton, image, carroussel, vidéo, témoignages, avis, bouton de partage, formulaire d’inscription, formulaire de création, formulaire de contact, onglet, etc.

Une fois que l’on aura fait tous les écrans. Autrement dit, une fois que l’on aura le site internet ou l’application dans sa globalité, on va commencer à prototyper chaque écrans. C’est à dire que l’on va lier les écrans entre eux pour voir si effectivement le prototype de l’application fonctionne bien. C’est à ce moment là que l’on peux commencer à faire des tests utilisateurs pour voir si nos réfléxions préalable étaient juste ou pas. En fonction du retour utilisateur, on va itérer ces wireflows, jusqu’à arriver à une version qui conviennent aux utilisateurs. A partir de là, on pourra y appliquer la couche visuelle par le biais de l’Atomic design.